Dr Serge Michel KODOM : « Nous avons l’inestimable acquis d’avoir redonné l’espoir de vivre à de milliers de patients »

juin 28, 2017

Sans sa blouse blanche, il ressemble à n’importe quel jeune togolais, actif et très sportif. Michel KODOM est pourtant l’un de médecins les plus connus du Togo. Ce docteur humaniste, bosseur et très « polyvalent » dirige depuis plus de dix ans l’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Education et la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE) qui fait ses preuves au Togo et dans de plusieurs pays africains. Dans cet entretien qu’il nous accorde, le « médecin des pauvres » nous parle de son organisation et de son combat qui consiste à déplacer l’hôpital vers les populations rurales.

Les Togolais connaissent le Docteur Serge Michel KODOM à travers son ONG et peut-être  les chansons du groupe Toofan. Qui êtes-vous réellement ?

Je suis Serge Michel Nyazoudéma KODOM, acteur de la société civile, panafricaniste, âgé de 41 ans, marié et père de quatre enfants. Je suis médecin spécialiste, diplômé en Médecine Interne à l’Université de Lomé, en Maladies infectieuses et foie à l’Université Pierre et Marie Curie Paris VI en France. Médecin Chef et Directeur  Général de la Clinique Internationale Dr KODOM à Lomé au TOGO. Médecin Expert Agréé près les Cours et Tribunaux de la République Togolaise ; Consultant en Management en Santé publique et Directeur Général du cabinet d’expertises REPERE CONSULTING (1er Consortium d’Experts Agréés Près les Cours et Tribunaux de la République Togolaise). Elu consulaire à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) où je préside de la Commission Education et Santé au travail depuis 2012. Depuis 2014, je suis un élu à la deuxième Assemblée Générale du Conseil Economique, Social et Culturel de l’Union Africaine (ECOSOCC- UA) et Président de la Commission Intersectorielle chargée de la Coopération Internationale et de la promotion de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.  Je suis également Coach-Motivateur et Formateur Sénior.

 

Vous êtes médecin, humaniste et  président fondateur de AIMES-AFRIQUE. Qu’est-ce qui vous prédestinait à cette carrière ?

Cela n’a pas été du tout facile. J’ai commencé d’abord à essayer de me connaître, à chercher la voie que mon créateur a tracé pour moi. Ensuite il m’a fallu la persévérance. Ma foi en Jésus-Christ aussi n’est pas à exclure d’autant plus que c’est surtout grâce au profond respect que j’ai pour la vie humaine que j’ai opté pour la carrière de médecin que j’exerce au quotidien avec beaucoup d’abnégation et d’engagement, en demandant à Dieu de m’utiliser au maximum pour faire que du bien aux autres.

 

Racontez-nous comment avez-vous eu l’idée de la création d’Aimes-Afrique…

Au décours d’une situation vécue personnellement lors de mon stage de responsabilité en zone rurale dans la région centrale à 300 km de Lomé, lorsque j’étais en 7eme année de médecine.  J’ai reçu en consultation un vieillard de 70 ans qui avait des troubles mictionnels liés à un adénome de la prostate. Il a eu droit à un examen clinique complet et m’a avoué que c’était sa première fois de rencontrer un médecin dans sa vie. J’ai ensuite discuté avec le chirurgien du centre hospitalier régional (CHR) de Sokodé et nous avons assisté ce vieillard depuis son village jusqu’à l’opération chirurgicale. En guise de reconnaissance, il m’a offert 2 coqs, ce qui m’a personnellement bouleversé.

Ayant touché du doigt le manque de médecins et conscient de l’extrême pauvreté des populations rurales qui éprouvent d’énormes difficultés à accéder aux soins de santé primaires de qualité et à l’éducation, j’ai partagé mon expérience avec un groupe de jeunes médecins, mes promotionnaires pour la plupart. Nous avons décidé de créer une association de médecins pour mener périodiquement des actions de ce genre sachant bien que nous n’avions pas assez de moyens financiers en dehors de nos échantillons médicaux. Entre temps, mon passage au Mali où j’ai été au contact de la population rurale a renforcé l’idée de créer l’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Education et la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE).

Plus de douze ans après la création d’Aimes-Afrique, comment se porte aujourd’hui l’ONG que vous dirigez ?

L’ONG humanitaire de médecins (composée aujourd’hui de plus de 500 médecins généralistes, spécialistes, chirurgiens, pharmaciens, et plus de 1000 agents de santé associés tels que les infirmiers…) tous des volontaires bénévoles, s’assigne toujours  pour mission d’amener l’hôpital vers les populations et met toute son énergie au service des populations démunies et défavorisées dans le domaine de la Santé et de l’Education en Afrique. AIMES-AFRIQUE est reconnue depuis 2011 comme la 1ere ONG Internationale Africaine médico-chirurgicale humanitaire et qui est d’ailleurs reconnue et accréditée au Conseil Économique, Social et Culturel (ECOSOCC) de  l’Union Africaine et les Nations-Unies. Nous avons également un Accord de Siège avec le Gouvernement Togolais pour abriter le siège international de l’organisation et nous tenons à remercier les Hautes Autorités du Togo notamment le Chef de l’Etat, Son Excellence Faure E. GNASSINGBE qui apporte un soutien de taille pour l’atteinte des objectifs de AIMES-AFRIQUE. Depuis 2015, AIMES-AFRIQUE  n’est plus uniquement aux médecins (professionnels de la santé). Elle est ouverte à tous les corps de métier.

AIMES-AFRIQUE a réalisé plus de 400.000 consultations médicales spécialisées et opéré avec succès plus de 20.000 patients gratuitement à travers les villages et hameaux dans toutes ces représentations. Elle s’est engagée dans le social avec plus de cinquante (50) projets répartis dans dix (10) domaines d’intervention qui selon nous, constituent les prérequis pour espérer un développement durable dans nos pays africains, surtout ceux du Sud du Sahara. Nous avons également quatre (4) Représentations Honoraires hors du Continent Africain, notamment en France, aux Etats Unis d’Amérique en Allemagne et au Japon, pour donner l’opportunité aux médecins Africains de la diaspora d’être utiles à leurs communautés d’origine en se joignant à cette noble initiative, à savoir celle d’être présents à travers leurs apports tout en étant absents.

 

Déplacer l’hôpital vers les populations doit revenir cher. D’où vous proviennent les financements ?

Nous avons deux sources de financements : financements directs et indirects. Pour les financements directs, il s’agit des cotisations et adhésions des membres qui sont des fonds propres de l’organisation. Hormis ces fonds, nous avons également les donateurs qui directement soutiennent l’organisation. Pour les financements indirects, nous avons les partenariats avec les sociétés nationales et les partenariats internationaux. Nous avons également une plate-forme dynamique et numérique qui est créée pour assurer la mobilisation des ressources financières, matérielles et humaines. Cette plate-forme est disponible sur le site www.aimes-afrique.org et accessible par téléchargement en application « Android » sur play store.

 

Qui sont les médecins d’Aimes-Afrique ? D’où viennent-ils ?

Le fondement de AIMES-AFRIQUE est basé sur des valeurs de volontariat et le bénévolat qui sont l’Abnégation, l’Innovation, la Motivation, l’Engagement et la Solidarité. Etre un membre de l’ONG AIMES-AFRIQUE, c’est aussi appartenir à une grande famille de professionnels de santé soudée par des valeurs humanistes ; un véritable creusé pour réaliser les activités sociales et humanitaires partout en Afrique. Nous avons un mécanisme innovant pour assurer les adhésions et la « croissance des membres » par parrainage dans AIMES-AFRIQUE, géré par une plateforme électronique qui donne  la possibilité de participer aux missions médico-chirurgicales, d’être éligible aux voyages à travers les différentes représentations. Nous avons aujourd’hui pratiquement dans toutes les représentations du noyau une cinquantaine de médecins composé de spécialistes et de généralistes capables de défendre la vision de l’ONG et aller offrir des soins de qualité aux populations rurales.

 

Récemment vous avez initié une grande campagne de vulgarisation du code de santé publique au Togo. N’est-ce pas surprenant pour une ONG ?

Pas du tout ! Au contraire la formation et la promotion de l’éducation pour la santé sont deux (2) axes fondamentaux sur lesquels se repose la vision de AIMES-AFRIQUE. Ce projet de vulgarisation du code de la santé publique du Togo est, si vous me permettez, l’un des « plus grand succès ces deux dernières années» de AIMES AFRIQUE au TOGO.

Promulgué le 15 Mai 2009 par le Président de la République, le contenu du code de la santé publique du Togo est resté méconnu du grand public sinon pratiquement méconnu des « premiers acteurs impliqués dans le domaine de la santé au Togo », je veux nommer les cinq (5) groupes cibles formés à savoir : les Agents de santé, les Journalistes, les Elus locaux et chefs traditionnels,  les Agents de santé communautaire ASC et les Comités de Gestion des Structures Sanitaires (COGES). Nous avons sillonné pratiquement tout le territoire togolais en six (6) mois pour partager le contenu de ce code avec près de mille (1000) acteurs mobilisés et venant des 5 régions du Togo. Au total vingt (20) ateliers de formation ont été organisés. Nous avons d’ailleurs reçu les vives et chaleureuses félicitations écrites du Président de la République. La deuxième phase de cette formation qui consiste en la mise en place des différents « réseaux de promotion de l’éducation pour la santé au Togo» sera bientôt entamée.

 

Le domaine de la santé figure parmi les priorités du programme du gouvernement togolais. Y a t-il une convergence de vue entre votre ONG et le ministère de la santé sur les actions à déployer pour offrir des soins de qualité aux populations ?

Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous annoncer que l’ONG AIMES-AFRIQUE est l’une des rares organisations à pouvoir nouer et sceller une convention de partenariat avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale du Togo. Cette convention signée le 05 janvier 2017 défini clairement l’étendu du partenariat. Et cette convention de partenariat s’inscrit dans la poursuite des objectifs de l’ONG AIMES-AFRIQUE, conformément à la politique Nationale de Santé (PNS) en vue d’un accès aux soins de santé de qualité des populations pour leur épanouissement.

La convergence justement entre les deux (2) parties couvre les missions médico-chirurgicales humanitaires foraines sur l’ensemble du territoire ; la promotion de l’éducation pour la santé à travers les médias ; la formation des professionnels de santé sur la promotion de la médecine humanitaire ; le renforcement des structures sanitaires en équipements médicaux et matériels et la recherche médicale et la lutte contre les maladies.

En un peu plus d’une décennie quel a été votre plus grande satisfaction dans le cadre de la mission de AIMES-Afrique ? 

Parmi les nombreux défis que nous a eu à relever, notre principal fait d’arme a été de mettre sur pied une équipe médico-chirurgicale composée de plus de 07 spécialités, capable de consulter plus de 10 000 patients et d’en opérer plus de 1 000 gratuitement dans un délai de moins de deux semaines, une véritable prouesse médico-chirurgicale humanitaire réalisée par des médecins africains.

Aujourd’hui nous avons l’inestimable acquis d’avoir initié au Togo et dans d’autres pays africains, le concept « d’amener l’hôpital vers les populations » et d’avoir redonné l’espoir de vivre à de milliers de patients qui, avant AIMES-AFRIQUE, croyaient qu’ils sont condamnés à mourir avec leurs maux. Pour autant nous n’avons pas encore atteint nos objectifs. Les besoins sont encore énormes sur le terrain, et nombreux sont les nécessiteux qui sont à la sollicitation permanente de Aimes-Afrique parce qu’ils sont dans l’incapacité de se faire soigner eux-mêmes.

 

Docteur KODOM comme acteur de la Société Civile défend une autre couleur à l’échelle continentale depuis plus de deux (2) ans. Parlez-nous un peu de l’ECOSOCC UA. Que peut-on attendre concrètement de l’ECOSOCC UA et surtout votre mandat à la tête de cette commission ?

Tout d’abord je remercie tous mes collègues honorables membres de la deuxième Assemblée Générale du Conseil Économique, Social et Culturel de l’Union Africaine qui m’ont renouvelé leur confiance pour présider la commission intersectorielle qui a la responsabilité de promouvoir et de vulgariser l’Agenda 2063 et la Coopération internationale de cet organe de la société civile de l’Union Africaine.  À cette question nous pensons avec beaucoup de considération et respect aux Chefs d’État qui, guidé par la vision commune d’une Afrique unie et forte et par la nécessité d’établir un partenariat entre les gouvernements et toutes les composantes de la société civile, en particulier les femmes, les jeunes et le secteur privé, en vue de renforcer la solidarité et la cohésion entre les peuples ont décidé de créer l’ECOSOCC à travers l’Acte constitutif en ses articles 5 et 22 de l’Union Africaine.

En tant qu’organe consultatif de l’Union Africaine, l’ECOSOCC se doit d’assurer la contribution effective du peuple africain au développement. Pour cela il doit promouvoir et soutenir la participation populaire par la domestication de l’Agenda 2063 en vue de la réalisation des sept (7) aspirations. ECOSOCC UA, symbole et cadre institutionnel de l’intégration du continent axé sur les peuples d’Afrique, constitue un cadre de dialogue et de partenariat entre les dirigeants et les populations à la base. ECOSOCC UA permettra d’influencer et promouvoir les politiques et programmes de l’UA par l’adhésion et l’appropriation par toutes les parties prenantes pour leur réalisation optimale dans l’espoir de voir notre Afrique émergente à l’horizon 2063.

Vous comprenez que le mandat qui m’est assigné par mes paires est assez lourd car il y a vraiment la nécessité de travailler en étroite collaboration avec l’Union Africaine et ses États membres dans leur détermination déclarée de relever ensemble les défis multiformes auxquels notre continent et nos peuples sont confrontés et ceci face aux différents  changements socio-économiques, politiques et sécuritaires qui ont lieu dans le monde.

 

Vous avez été réélu sinon plébiscité le 31 mars au Caire lors de l’assemblée générale du Conseil Économique et Social et Culturel (ECOSOCC). Dites-nous qu’est ce qui a joué à votre faveur pour être élu encore pour un mandat de 2 ans  la tête de la commission intersectorielle chargée de la Coopération internationale et de la promotion de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ?

Toute modestie gardée et sans trop me tromper, trois raisons ont motivé certainement  le choix porté en ma personne. D’abord nous avons commencé un travail remarquable en deux ans qui doit être consolidé vue l’étendu des missions assignées à cette commission. Je peux citer rapidement la promotion de l’ECOSOCC dans tous les pays et la mise en place de plates-formes d’OSC régionales sur l’ensemble du continent pour tirer cet Agenda. Deuxièmement c’est la qualité du travail que nous avons fait en deux ans tant sur le plan national, régional et continental avec le soutien à la mise en place des antennes nationales de l’ECOSOCC UA,  l’opérationnalisation au niveau continental de l’équipe qui va piloter cette commission et surtout la vulgarisation et la promotion de la domestication de cet Agenda dans certains pays dont le Togo. Enfin c’est la confiance  renouvelée en ma personne en tant que médecin et leader d’opinion ayant une vision panafricaine et qui a pu s’engager de façon concrète aux côtés des populations rurales en Afrique avec AIMES AFRIQUE à travers les missions médico chirurgicales humanitaires.

Si au bout des efforts et sacrifices, l’on arrive à s’en dépêtrer, cela débouche généralement sur des horizons insoupçonnés..

Vous faites incontestablement partie des leaders d’opinion jeunes au Togo. Un mot à l’endroit de ceux qui souhaitent comme vous impacter le quotidien de leurs milieux ?

A vrai dire, il n’y a rien d’aussi édifiant et fastidieux que d’être porteur d’idée de création  d’entreprise. S’ouvrir vers l’entrepreneuriat. J’encourage les jeunes à s’y intéresser davantage. Cela paie toujours, malgré de nombreuses escarpes et embûches qu’on peut trouver dans cette noble aventure. Comme conseils, je dirai aux jeunes de mesurer la force de leur conviction et d’être en harmonie avec ce qu’on veut entreprendre et là où on veut aller, sans sous-estimer les contours d’où l’on veut partir.

Il faut maitriser son idée de création d’entreprise, évaluer les forces et faiblesses, les obstacles et les opportunités présents dans l’environnement du secteur d’activités en procédant à une étude minutieuse du marché. Ensuite, il convient de s’armer de rigueur, de s’imprégner d’une culture de gestion managériale bien orientée. En dernier ressort, savoir gérer le peu de moyens dont on dispose avec beaucoup d’efficience et d’efficacité pour disposer d’un minimum de marge en fonds de roulement. Il convient aussi de ne pas sous estimer le capital humain dans la réussite de son entreprise. Je terminerai avec cette pensée de Max Meunier qui disait que : « Il faut vraiment remercier la nature lorsque parfois elle vous fait traverser des chemins les plus tortueux, des escarpes ; car si au bout des efforts et sacrifices, l’on arrive à s’en dépêtrer, cela débouche généralement sur des horizons insoupçonnés...».

 

Quels sont les projets du Docteur KODOM et de AIMES-AFRIQUE sur le moyen terme ?

Nous allons continuer la mise en œuvre de notre plan d’action 2016-2020 qui a été adopté lors du dernier congrès tenu à Lomé en Janvier 2015. Ce plan d’action qui s’articule autour des six (6) axes stratégiques qui sont : les formations et la recherche médicale ; la promotion de l’Education pour la Santé à travers les mass médias ; les missions médico-chirurgicales humanitaires ; la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles ; le développement communautaire et la mobilisation des ressources.

Propos recueillis par Edmond d’ALMEIDA

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